Littérature, écriture

Catégorie : Poèmes (Page 6 of 37)

Journal des poèmes 

06.03.2025

Tentative : les deux points
Mais le soleil darde ses rayons, les désarme toutes.
Mes paupières agissent comme parenthèse
La phrase prend l’air
Mon sourire soupèse le vide ;
J’accueille le regard des voyageurs comme une obole.
La chimère d’un hérisson traverse le couloir
Est-il un sourire, un soleil qui s’ignore ?
Je l’attrape entre mes points :
Le RER est une phrase qui s’ignore.

23.06.2025

Ôter du verbe « auteur »
Ouvrir grand les portes,
Se mettre à échelle.
Sinon franchir et seuil resteraient en paume.
Qu’aurait-on gagné – deux grains.
Franchir fait rêver,
Qui verrait rapporterait-il ? 

Ôter du verbe « hauteur »
Ouvrir grand les portes :
Se mettre à échelle
Sinon franchir et le seuil resteraient en paume
Qu’aurait-on gagné : deux grains. 
Franchir fait rêver
Qui verrait rapporterait-il ?

 

05.05.2025

Je quitte ma lecture. Je ne peux l’empêcher. Assis dans le RER je lève les yeux. Je les ferme. Je lève les yeux. Le dire ne suffit pas. Mais le vertige est grand. Jubilatoire. J’en ai mal aux dents. Pourquoi oublierai-je ? Est-il une communauté du dire ? Ou moins ou mieux. Une communion. Chaque mot serait flamme. Comment arrive-t-on ici ? Entre deux moments, le lieu luit, n’a pas changé. Il est une évidence.

 

26.05.2025

C’est vrai,
J’avais oublié.
J’avais oublié.
La ponctuation à son importance.
Cela se joue ici, entre la lettre et la virgule, entre l’espace et la lettre, entre l’espace et le signe ; (peu loin) 
Entre la représentation de l’endroit et l’endroit, entre l’endroit et sa représentation ; aux marges de la trace, dans la trace elle-même : quand la boue creuse la flaque et la flaque le ciel.
Non que le ciel soit sous les yeux, mais c’est tout comme, sous la paupière (fermée), quand le nulle part apparait, malgré malgré.

 

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