Raphaël Dormoy

Littérature, écriture

Catégorie : Poèmes à l’enfant (page 1 of 2)

03.08.2019

Grandir sous les tilleuls, avec leurs feuilles vertes tantôt argentées ;
Grandir avec la lumière qui se fraie un chemin sur la couche de copeaux,
parmi les feuilles qui étendent le spectre de la couleur : ocre, terre, jaune ;
Grandir au pied d’un platane en écoutant les enfants jouer ; 
Grandir encore.

 

13.07.2019

Au bord d’un nuage :
je pensai que mon fils m’avait lancé une pierre,
mais c’est un oiseau. 
Et, ce que j’ai pris tout à l’heure pour un déchet plastique est un papillon.  
Au bord du même nuage, un vigoureux frêne m’instruit 
— ses branches, sa lumière, —
tandis que mon fils est entré dans l’eau du canal, 
montrant les poissons autour de lui ;
On ne se lasse pas des miracles.

 

10.02.2019

A travers la vitre 
Le bel éclat de lune 
Mon fils grandit 

05.01.2019

Les enfants 
Le spectacle 
Les enfants 

11.08.2018

“Soyez terrestre,
élevez-vous”, disent les mouettes.
Les moineaux, à hauteur de ciel,
de nuage, de chaises
veillent au grain : sable ! soleil !
Il me souvient de l’enfant,
ancré, ancré,
mais quel âge a-t-il,
quel âge terrestre ?
qui déroulait son fil, entre ciel et mer
Puis déployait ses ailes,
son cri.

10.05.2018

Pour l’enfant, les minutes sont longues. Mais pour celui qui se rend à destination, que valent les secondes ? Que valent les minutes, les secondes, que le train consume dans sa course folle ? Nous allons plus vite que les nuages. Avec mon fils, nous regardons l’heure. Mais les chiffres sur le cadran ont perdu leur pouvoir. L’un succède à l’autre. Avec mon fils, nous regardons les nuages. Chaque nuage pourrait avoir valeur de mesure du temps : où la seconde minuscule se disperse, tandis que la longue heure nous accompagne dans le voyage. L’arrivée et le départ. Nous l’avons fait dans les deux sens. Il n’y a pas de bout. Que faisons-nous de cette attente ? Vois-je les secondes qui s’échappent ou suis-je concentré sur les minutes qui me sépare de l’arrivée ? Somptueuses minutes, somptueuses secondes, amassées dans le ciel, présent que le jour emporte.  

21.04.2018

un jour d’avril 
dans le jardin avec mon fils 
bientôt les pivoines 

07.03.2018

les cloches
les enfants
les balançoires

07.03.2018

Tout ce temps perdu
toutes ces années volées
à l’enfance de l’homme
nous marchons dessus, avec mon fils
et nous rions.

30.01.2018

Aujourd’hui on est allés voir la Seine
on a mis une bougie
on a vu le cerisier d’hiver
en fleurs
on a regardé les abeilles
on a enserré un arbre
un gros, un grand un petit
on a couru
on s’est cachés,
la veille on a planté un arbre,
la Seine est en crue.

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