La nuit précédente, je rêvais que je circulais dans un canal. Cette circulation était réelle. Cette circulation est réelle. J’emploie le présent. Puisque j’y suis — encore. La chose est-elle valable deux mains ? Mais à cet instant, dans le rêve. Non. Qui tient la réponse ? La sensation est toute physique. Je nage sur le côté. Je me laisse porter par le courant. Et tout mon corps, et tout mon être — tout mon être-corps — est traversé d’une sensation douce — entre l’état de rêve et l’état d’éveil. Ma tête est hors de l’eau, mais le bas du corps est lui tout plongé dans le rêve. Si j’allais plus loin, dans les ramifications, d’autres rêves surgiraient, surgissent. Je les vois entrer. Mais alors une autre dimension paraît. Elle n’en est pas moins absurde par rapport au cours du temps, puisque je suis entre le rêve et l’éveil, à cet instant du soir. Oui, mais voilà, tout ceci m’éloigne un peu plus du sommeil. Les courants sont forts.
1 h 20. A propos d’un rêve.
