Le chant du merle est une échelle obscure, d’ici vers l’ailleurs. L’obscur permet de prendre pied, de monter. Une échelle obscure autour de laquelle d’autres présences séjournent. C’est très aérien, cependant que la chute ne nous ramène pas là d’où l’on vient. On retourne au cœur du monde. L’instant nous encourage à lâcher les mains, lâcher les cordes. Nous sommes au cœur du monde et ma respiration vaut bien cet état.

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Nous avons échoué à ce que les nuages vous investissent d’une réalité. Mais le vent continue à souffler. Votre corps se dénude à mesure que les pages tournent (l’ensemble conserve ses propriétés mécaniques.) J’avance en aveugle et non en voyant, mais votre voix me présage. L’anneau reste vide. C’est peut-être l’absence que j’ai voulue épouser. C’est que nul nuage ne donnera une représentation exacte d’un ciel bleu, ni de l’arbre sous les paupières. L’absence forge le caractère et je peux voir qu’il va pleuvoir.