Il y a les pas. Il y a les vocalises métalliques des passereaux. Il y a la terre battue où les ombres passent. Que reste-t-il ? C’est un espace pur.
Quoi mériterait d’embellir cet espace pur, quoi en sus ?
Deux femmes viennent de s’asseoir ; sur leur banc, aucune de leurs paroles ne laisse une chance au silence.
Sur le banc d’en face, un homme profite silencieusement de la lumière.
Entre les bancs, au milieu de l’allée, un enfant passe : son cou se tord, son visage se tend — grimace au soleil. Il hésite, et poursuit.
L’ombre d’un jeune platane se tient sur la terre, aussi stoïque que l’arbre.
Cette ombre, n’est-ce pas le trophée ?

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