Ainsi les petits voiliers sur l’eau, combien vont-ils ?
Cinq, douze, j’en compte dix-neuf.
Rouge-jaune, rouge-verte, verte-bleue, leurs voiles
Et le noir. Coques rouges, parmi les deux canards.
Autour du bassin, les enfants attendent avec leur canne.
Les mains se tendent quand la barque arrive.
Le cœur penche : ils poussent.
Au milieu, le jet d’eau lui aussi penche comme une horloge, paresseuse
qui inonde le monde d’une heure indolente.
L’eau ondule, le vent pousse parfois.
Et l’enfant jubile, maitre du destin.