je n’ai pas besoin de grand chose
je n’ai pas besoin d’aller
à l’autre bout du monde
j’ai besoin d’un peu de lumière
j’ai besoin d’un peu de mouvement aussi, et d’eau
mais si la lumière venait à manquer
si le mouvement venait à rompre
alors il me faut partir,
à l’autre bout.
Catégorie : Poèmes (Page 33 of 35)
Journal des poèmes
C’est vrai que je puis partir
pourquoi être pressé de rentrer chez soi
Ce chez soi est partout je l’oublie trop souvent
en chacun de mes pas déjà
et les portes sont en chacune des parties (que mon corps regarde)
Portes omises, portes entrouvertes
Seulement voilà il faut cette excitation de lumière
ce départ de feu, ce quelque chose, pour les voir
aujourd’hui, ce fut toi lumière
réaction en chaîne
C’est vrai que je puis partir
pourquoi être pressé de rentrer chez soi
Ce chez soi est partout, je l’oublie trop souvent
déjà, en chacun de mes pas
et les portes sont en chacune des parties (que mon corps regarde)
Portes omises, portes entrouvertes, portes mises,
Seulement voilà, il faut cette excitation de lumière
ce départ de feu, ce quelque chose pour les voir
aujourd’hui ce fut toi lumière,
réaction en chaîne.
Il fait froid, moins 4 peut-être
Le rayon de soleil perce
Je l’ai vu traverser la devanture
qui fait l’angle (de ma rue
et de la rue Ernest Cresson)
Elle baigne dans le soleil
Tous types de vêtements,
retouches, est-il écrit.
Bien sûr nous pourrions dire : rien
Rien qu’un peu formerait une espérance
un point d’appui
Mais si ce point se manifestait
l’abondance nous survivrait
Nous ne saurions qu’en faire
Elle serait louche
Et toi nuage, qui es-tu ?
Et toi oiseau : d’où viens-tu ?
Et toi papillon : quel est ton nom.
Je viens d’un pays lointain,
quatre murs ;
Ma soif de vous connaître
vaut l’obscurité de mon pays ;
La lumière du vôtre.
Entre deux regards le bateau a disparu
de la fenêtre
Mes pensées sont allées loin, dit-il
pourtant une seconde est passée
Une seconde c’est la vie
c’est une goutte d’eau qui se déplace
J’aimerais être comme elle
durant la traversée lui ressembler
et disparaître.
Les graviers autour des tombes ressemblent
à nos morts
L’océan, sa langue turquoise
Franchir le mur
Les chants des passereaux ont une vibration d’étoiles
Le goéland a le rire bas.
(Granville)
C’est un ange déchu
Qui marche dans la plaine,
C’est un ange – ému
Dans une aube sereine.
Nulle trace, et pourtant,
Tout est là : aube première,
C’est d’un pas hésitant
Qu’il goûte la lumière.
Le monde est son miroir ;
La beauté éternelle
Le salue ! si légère
Qu’on entend toute étoile.
Savourer la vie par les petits détails.
Rien, en fait.
Rien de beau ou de joyeux,
rien qui élève l’âme
ni ne retranche à la tristesse.
Rien, pas même un détail
ni la fougue amoureuse (mais là-dessus, devrais-je dire désir, comme quand on lorgne un beau et gros cul, ou le pied joliment apprêté qu’on confondrait avec le haut du cornet, sa crème glacée, ou sa pointe, croustillante).
Rien, rien de tout ça. Pas même un détail ni le reste. Rien – o vieil impie.
Ni la légèreté. Rien. Mais un rien qui soit équitable où que le regard porte,
comme un rocher au milieu de la rivière, sans eau, près du pont.
Embarqués dans une galère, la même
passagers assis debout de dos de face
dans ce bus droit pas même courbe (pourquoi pas)
les géraniums s’en balancent.
Direction Nord, la vigne annonce la couleur
quelques feuilles éparses
mais les platanes sont malades ;
On se fait des politesses
À part baiser et combler l’angoisse, rien de neuf – heureusement
Le bébé s’en fout c’est le sein qui compte
petit coeur La fillette veut sa sucette
les mains s’accrochent le chien aboie
remue ça tangue on a traversé la Seine.
Dans la vitre près du conducteur
une femme debout de dos
le visage éclatant de la mort.

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