La poésie ne peut rien.
Elle peut autant que le monde qui m’entoure, et dont je fais partie,
Du moins ce corps assis sur un banc
À côté des quatre pigeons sur l’herbe
qui picorent les graines.
Si le monde qui m’entoure ne pouvait rien
Pour mon âme, par sa seule présence
Alors elle non plus — la poésie resterait sur le seuil.
Mais si le monde derrière mes paupières
Crie, par sa seule naissance
Alors la poésie pourra quelque chose
Comme les faire cligner.
(Square René le Gall, 28.09.2026)
