Et si. Mais si. Et si.
Et si l’idée aujourd’hui était, simplement, de sortir de mon corps. Une sortie franche, nette et vigoureuse. De se dire Ah enfin, c’est l’heure ! C’est l’heure de. Du geste. La difficulté dans mon cas, maintenant que je vais dans la rue d’un pas vigoureux, franc, net, ma difficulté tient dans les conditions de l’expérimentation, car ce que je constate, est que, de cet arrachement, il reste, dans l’attention – ou la tension de posture –, une image. Une image en mouvement : celle de l’arrachement. Et pas. Pas plus. Certes elle fonctionne parfaitement, comme le moulin à poivre qu’on tourne, de deux, trois degrés. Mais après, mais après ; mais après. Que reste-t-il ? J’en suis là depuis tout à l’heure dans mes pensées.
Je me rends compte que mon corps est déjà loin, qu’il marche d’un pas franc, net et vigoureux. Si bien qu’il faut que je me dépêche de le retrouver.
Je l’ai même perdu de vue.

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